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Entretien avec Satish Kumar

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"Ne sous-estimez pas le pouvoir de l’engagement, de l’amour et de la non-violence."

C'est ainsi que Satish Kumar termine cet entretien, un témoignage inspirant sur les enjeux de notre monde, où la confiance et la foi en l'Homme sont nourris par un regard holistique et circulaire sur la vie. C'est en nous réalignant régulièrement avec la source de la Vie et en veillant aux conséquences de nos intentions, pensées, comportements et actions au quotidien, que le monde entrera en résilience.

Cet entretien a été réalisé par Marine Lamoureux pour le journal La Croix, le 02/11/2021 (Lecture : 8mn)

COP26 : « Le changement viendra d’un radicalisme non-violent                  porté par les peuples » pour Satish Kumar

Du 31 octobre au 12 novembre, le monde se retrouve à Glasgow pour la COP26. L’enjeu : baisser drastiquement nos émissions de carbone. Pour le militant indien Satish Kumar, le changement viendra d’une révolution non-violente des consciences.

La Croix L’Hebdo : La COP26 va s’ouvrir le 31 octobre au Royaume-Uni, votre pays d’adoption. Alors que le dérèglement climatique s’accélère sous nos yeux, cette conférence climat a-t-elle une utilité, selon vous ?

Satish Kumar : Oui, c’est un moment important, les chefs d’État et de gouvernement ne doivent pas manquer cette opportunité. L’accord de Paris sur le climat, adopté à la COP21 (en 2015, NDLR), était un bon début, les pays se sont entendus. Mais depuis six ans, nous en sommes restés à cet accord de principe. Il est temps de passer à l’action.

La COP26 doit être le point de départ d’une politique radicale, menée urgemment, pour transformer de fond en comble nos systèmes énergétiques. Il reste dix ans pour le faire. Si les responsables manquent cette occasion, le monde, les peuples de la planète ne le leur pardonneront pas.

Qu’est-ce qui, précisément, se joue dans ces sommets internationaux ?

S. K. : Les COP permettent de se réunir pour dépasser les égoïsmes nationaux. Avec le climat, nous faisons face à une crise mondiale et les États, qui restent obsédés par leurs intérêts nationaux, n’ont plus le choix : ils doivent agir ensemble, avec une vision, une conscience et une appréhension de leurs intérêts globales. Aucun de nos pays ne s’en sortira face au dérèglement climatique sans une réponse commune. Nous survivrons ou nous coulerons ensemble, y compris des puissances telles que la Chine, les États-Unis ou la Russie.

Que doit-on transformer radicalement ?

S. K. : Avant tout, notre appréhension de la nature. Elle n’est pas une ressource pour nos économies, comme nous le considérons aujourd’hui, mais la source de la vie. Nous en avons fait un moyen pour la production, la croissance, le profit, l’augmentation de nos niveaux de vie. Mais la nature n’est pas un moyen, elle est une fin en soi ! Et nous en faisons partie.

On peut imaginer toutes les mesures que l’on veut : si l’on ne change pas radicalement à cet égard, si nous continuons à nous percevoir comme une entité séparée de la biodiversité, rien ne bougera vraiment. Nous commençons à en prendre conscience sous l’effet de la crise climatique, qui trouve sa source dans cette prédation, cette ponction sans fin sur les écosystèmes. L’économie doit être au service de la nature, et non l’inverse.

Comment faire ?

S. K. : Nous devons nous appuyer sur l’innovation et la science pour mettre au point des technologies sans déchets ni pollution. L’économie de la nature est circulaire, alors que la nôtre est linéaire. On extrait, on utilise, on jette, créant ainsi le fardeau infernal des pollutions. C’est l’un des enjeux à Glasgow : mettre en place les conditions d’un système économique circulaire dans lequel rien n’est perdu – les déchets doivent devenir des ressources.

Vous êtes pourtant l’un des grands défenseurs de la sobriété, pour ne pas dire la décroissance. Les technologies ont donc leur place dans le modèle que vous proposez ?

S. K. : Absolument. Il faut à la fois miser sur la sobriété et sur l’innovation technologique pour mettre sur pied cette économie circulaire. Prenez l’électricité hydraulique : nous utilisons l’énergie produite par l’eau des rivières, puis celle-ci y revient et s’écoule dans la mer. De même, il faut s’appuyer sur le solaire et l’éolien. L’eau, le soleil et le vent sont trois sources d’énergie qui peuvent être au fondement d’une économie durable.

Ces énergies sont pourtant régulièrement décriées pour leur impact sur la nature, des grands barrages aux éoliennes gigantesques …

S. K. : On ne peut pas vivre sans énergie, mais on peut avoir des technologies avec un impact mineur. Et rien n’est jamais absolument « pur »… Mettons, par exemple, des panneaux solaires sur les toits plutôt que d’utiliser de nouvelles terres. Privilégions aussi les technologies qui durent, loin de l’obsolescence programmée : actuellement, il faut sans cesse de la nouveauté, un téléphone dernier cri… Tournons-nous vers des biens durables. On peut garder un bon vélo cinquante ou cent ans.

Il faut vraiment qu’il soit bien conçu !

S. K. : Certes. Mais regardez ce meuble (Il désigne le bureau devant lequel il est assis.) : le grand-père de ma femme l’utilisait déjà il y a plusieurs décennies et mes petits-enfants s’en serviront demain. Voilà la part de sobriété dans le modèle que je défends. Par ailleurs nous avons mieux à faire que du shopping aux « Galeries Lafayette », non ? (Il le dit en français avec un œil malicieux.) 

Le véritable enjeu, c’est de passer d’une économie fondée sur la cupidité – nous produisons la plupart des biens pour les vendre, pas pour répondre à une nécessité – à une économie fondée sur nos besoins. Et, avec ce temps libéré, laissons une place plus importante à l’art, à l’imagination et à la créativité. Danser, jouer d’un instrument, peindre, cuisiner, jardiner, s’occuper des siens, aller au musée… Oublions un peu les Galeries Lafayette. Et arrêtons d’être otages d’un système économique qui veut nous faire produire et consommer toujours plus. Vous trouvez que cela rend les gens heureux ?

Sur le papier, la proposition est séduisante mais, en dépit des effets du changement climatique, rien ne semble entamer la marche du monde. Pas même l’épidémie de Covid, qui est pourtant une alerte quant à notre emprise sur la nature…

S. K. : Regardez les grands exemples du passé. Regardez le combat du Mahatma Gandhi pour l’indépendance de l’Inde ou de Martin Luther King pour les droits civiques aux États-Unis. J’ai rencontré ce dernier au printemps 1964, à Atlanta. À son contact, il devenait évident qu’on pouvait changer le monde par la non-violence, à travers un grand mouvement populaire et pacifique. Le changement ne viendra ni de la Maison-Blanche, ni du Kremlin, ni de l’Élysée. Leurs occupants seront même les derniers à changer… Il viendra d’un mouvement de la base, d’une révolution des consciences. D’un radicalisme non-violent porté par les peuples.

Comment l’amorcer ?

S. K. : Par un changement en soi, d’abord. Puis un changement autour de soi, que l’on promeut ensuite au-delà, en agrégeant peu à peu les forces populaires. Nous devons tous nous mobiliser, être des activistes, avec ce triptyque : s’engager et manifester, protéger la planète, construire un nouveau modèle. Cela se fera étape par étape, mais se fera. Les combats de Luther King, de Gandhi, de Nelson Mandela en Afrique du Sud ont montré que les grands bouleversements commencent à petite échelle.

Regardez Greta Thunberg. Pendant des semaines, elle s’est rendue avec sa pancarte devant le Parlement suédois pour exhorter les députés à lutter pour le climat. Aujourd’hui, des centaines de milliers de jeunes garçons et filles se mobilisent dans son sillage, pour appeler les dirigeants à changer de politique en Inde, aux États-Unis, en Europe et ailleurs.

Cependant, les marches de la jeunesse n’ont rien changé de décisif, en tout cas à ce stade …

S. K. : Les choses changent ! Il y a trente ans, en Grande-Bretagne, en France ou ailleurs, il y avait très peu d’énergies renouvelables. Aujourd’hui, elles représentent environ un quart de l’énergie produite dans le monde. C’est un tournant majeur. À la même époque, souvenez-vous, il y avait peu de végétariens : en tout cas, en France, si vous l’étiez et que vous mangiez au restaurant, on vous servait de la salade !

Encore une fois, il faut être confiant, il n’y a pas d’autre chemin que la mobilisation non-violente des populations. C’est elle qui finira par faire bouger les responsables politiques et conduira à de nouvelles lois, favorables à l’environnement. J’insiste sur la non-violence : il faut respecter les gens, leurs convictions, avec amour et compassion. Il faut gagner les cœurs, ne pas chercher à imposer un point de vue. Le pouvoir de l’amour est illimité. Regardez Jésus-Christ, il a conquis des milliards de personnes !

Début octobre 2021, vous avez été reçu par le pape François, avec d’autres représentants de traditions spirituelles et religieuses. Quelle est la portée d’une telle initiative ?

S. K. : C’est une manière de dire au monde que nous avons un destin commun, au-delà de nos différences, et que la Terre est notre « maison commune », pour reprendre l’expression du pape François. Ce dernier est particulièrement investi dans la cause environnementale, ce qui est fondamental, compte tenu de son influence auprès de tant de catholiques à travers le monde.

Pensez au nombre d’écoles et universités catholiques pouvant former une nouvelle génération aux questions de transition écologique ! Cette rencontre au Vatican venait aussi rappeler que science et religion doivent marcher main dans la main. La science doit s’appuyer sur des considérations éthiques, tandis que les religions doivent éviter tout dogmatisme.

Vous faites partie des rares militants de l’écologie à avoir expérimenté l’action non-violente dans votre chair. Entre 1962 et 1964, vous avez parcouru à pied, dans le dénuement, plus de 13 000 kilomètres et 15 pays contre la prolifération des armes nucléaires. Racontez-nous.

S. K. : Je suis né en Inde, comme vous le savez, et dès 18 ans j’ai été très inspiré par la démarche du Mahatma Gandhi. Je ne l’ai pas rencontré directement mais l’un de ses disciples, Vinoba Bhave, qui œuvrait à la réforme agraire et au don de terres aux pauvres. Avant la marche dont vous parlez, j’ai passé plusieurs années dans le sillage de Vinoba, à parcourir l’Inde à la rencontre des propriétaires terriens, de village en village, pour les convaincre de donner une partie de leurs biens fonciers aux paysans pauvres.

Le message était : « La misère est si grande et les inégalités si criantes : partagez vos terres par compassion et souci de justice avant qu’un soulèvement armé ou un décret ne vous dépossède. » Je voulais déjà participer à une révolution des consciences. Entre 1951 et 1971, on l’oublie parfois, près de deux millions d’hectares de terres agricoles ont été donnés en Inde.

C’était donc avant votre périple dans quatre grandes « capitales nucléaires », Washington, Moscou, Paris et Londres ?

S. K. : Oui. Mais le point de départ était le même : témoigner et œuvrer pour la justice et la paix, cette fois contre la prolifération des armes nucléaires – on était alors en pleine guerre froide. Je suis parti d’Inde sans argent, sans rien, juste mes jambes et le pouvoir de l’amour et de la confiance ancrés en moi. À 26 ans, j’ai traversé le Pakistan, l’Afghanistan, l’Iran, l’Azerbaïdjan, l’Arménie, la Géorgie, la Russie, la Biélorussie, la Pologne, l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Angleterre, les États-Unis, je suis allé au Japon, puis je suis rentré en Inde, au bout de deux ans et demi.

Comment aurais-je survécu sans un sou en poche, dans des pays si différents, si je n’avais compté sur cette ressource immense qu’est la confiance ? Comment moi, Indien, aurais-je osé traverser le Pakistan, alors que les tensions sur le Cachemire étaient si vives ? Chaque jour, quelqu’un m’a ouvert sa porte.

Dans votre dernier livre, Comment j’ai appris la simplicité, vous racontez en particulier la rencontre avec des ouvrières d’une usine de thé, au pied des montagnes du Caucase…

S. K. : Ce fut l’une de mes plus belles rencontres. Nous marchions, mon compagnon de voyage et moi, non loin de la mer Noire, en Géorgie, quand nous avons croisé ces deux ouvrières. Nous leur avons expliqué notre démarche pour le désarmement, la justice et la paix. C’était un moment de doute, je me demandais : « À quoi bon ces heures de marche, cette fatigue, ce périple a-t-il un sens ? » Elles nous ont invités à boire un thé à leur usine, nous ont donné à manger puis l’une d’elles nous a confié quatre sachets de thé en nous demandant de les remettre aux dirigeants des quatre puissances nucléaires de l’époque, Lyndon Johnson, Nikita Khrouchtchev, Harold Wilson et le général de Gaulle. « S’ils sont tentés d’appuyer sur le bouton rouge, dites-leur de boire une tasse de thé avant, le temps de réfléchir ! » Nous leur avons promis d’être leurs ambassadeurs et, sans avoir rencontré directement ces dirigeants, nous avons été reçus à chaque fois – après quelques déboires en France ! – et avons pu remettre les sachets aux autorités.

Comment percevez-vous votre rôle aujourd’hui ?

S. K. : Il est d’inspirer les jeunes. J’échange beaucoup avec eux. Je leur dis : « Prenez des risques, soyez courageux ! » À travers mon histoire, je les encourage à s’engager, à ne pas prendre le chemin facile : aller à l’université, travailler, avoir des emprunts, puis attendre la retraite et la mort… Quelle vie ennuyeuse !

J’en vois trop sortir des universités les plus prisées, Oxford, Cambridge ou la Sorbonne, pleins d’avidité et de peurs, pensant que l’on peut exploiter la nature et les hommes et que seuls comptent l’argent, le pouvoir, le prestige ! Je leur dis : « Soyez des activistes, battez-vous pour les autres et pour la planète, soyez fiers et heureux, comme l’étaient Gandhi, Luther King, Wangari Maathai au Kenya, ou comme l’est aujourd’hui Vandana Shiva, en Inde. » C’est aussi pour cela que j’ai fondé le Schumacher College, il y a trente ans, à Darlington.

L’éducation des jeunes est au cœur de votre engagement. Qu’est-ce qui caractérise cet établissement universitaire ?

S. K. : Nous prenons le contre-pied de l’enseignement en silos, souvent dispensé dans les universités classiques : les cours de sciences politiques sont distincts de l’économie, de la psychologie ou des disciplines artistiques. On compartimente, comme si la vie était elle-même compartimentée !

Au Schumacher College, nous partons du postulat que tout est connecté. Nous proposons une approche holistique dans laquelle l’enseignement passe par la tête autant que par le cœur et les mains. Ailleurs, les professeurs pensent que les étudiants ont seulement un cerveau ! Et, d’ailleurs, ils ne s’adressent qu’à sa partie rationnelle, à l’intellect, oubliant celle de la créativité, de l’imagination, de l’intuition, des sentiments. Ils s’adressent à un demi-cerveau !

Dès lors, comment se passent les enseignements au Schumacher College ? (1)

S. K. : Les professeurs s’adressent aux élèves dans l’entièreté de leur être. La nature y tient d’ailleurs une place centrale : dans cet établissement, les étudiants suivent leurs cours de master (validés par l’université voisine de Plymouth, NDLR) mais ils mettent les mains dans la terre, ils apprennent l’horticulture, le maraîchage, ils cuisinent à tour de rôle les produits qu’ils ont cultivés.

C’est une manière de mettre en pratique ce que nous enseignons : le respect de la nature, l’économie circulaire, la sobriété, etc. L’idée est d’apprendre aux étudiants à sortir de leur bulle et de leurs intérêts personnels pour s’engager pour les autres et pour la transition de notre modèle de développement ; de leur apprendre à réfléchir sur eux-mêmes et à la manière de transformer le monde qui les entoure, pour qu’il soit juste et résilient.

Les enseignements, toutefois, restent chers…

S. K. : Le Schumacher College est une organisation à but non lucratif et nous proposons des bourses. Si, en lisant l’article, vos lecteurs ont envie de s’y inscrire, qu’ils n’hésitent surtout pas à demander une bourse !

Vous semblez confiant dans l’avenir, malgré l’âpreté des défis…

S. K. : Oui, je le suis. La société industrielle et consumériste a seulement 200 ans. Qu’est-ce que deux cents ans dans le temps géologique, ou même seulement dans l’histoire humaine ? Un clin d’œil… Ce que les humains ont érigé, ils peuvent le défaire. La génération qui vient ne prendra pas, j’en suis sûr, le même chemin de prédation et de destruction de la « maison commune ». Il suffit d’une minorité pour bouleverser des systèmes bien établis. Qui, au cœur de l’apartheid, face aux puissants qui dominaient l’Afrique du Sud, croyait à son effondrement ? Ne sous-estimez pas le pouvoir de l’engagement, de l’amour et de la non-violence.

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Ses dates

1936 Naissance en Inde.

1945 Devient moine jaïn.

1955 Rejoint le mouvement de Gandhi et entre dans un ashram.

1962 Début de la Marche pour la paix, de New Delhi à Washington.

1973 Prend la tête du magazine Resurgence à Londres.

1991 Fonde le Schumacher College, dans le Devon, en Angleterre.

2021 Publication en France de Comment j’ai appris la simplicité (Robert Laffont, traduit par Karine Reignier-Guerre, 234 p., 19 €).

Un livre ?

Le deuxième sexe, de Simone de Beauvoir

« J’ai lu ce livre en 1963 et suis devenu féministe grâce à lui. C’était un choc culturel, pour moi qui ai grandi dans l’Inde des années 1940. Cet ouvrage m’a réveillé. J’ai mesuré à quel point l’injustice vis-à-vis des femmes diminuait les hommes eux-mêmes. Il reste d’une grande actualité, tout le monde devrait le lire. »

Un lieu ?

Le château de Millemont (Yvelines)

« J’aime beaucoup cet endroit entouré d’une forêt. J’y suis allé plusieurs fois, pour des événements en lien avec le Schumacher College. Des intellectuels et des militants du monde entier s’y retrouvent pour donner des conférences. C’est un lieu à la fois beau et inspirant. »

Une personne ?

Marion Cotillard

« Nous sommes devenus amis après une rencontre à Paris, pour la promotion de mon livre Pour une écologie spirituelle (Belfond, 2018, 192 p., 17 €). Son engagement pour la cause environnementale est très profond. Il est très important que les artistes mettent leur notoriété et leur influence au service de l’écologie. »

Note (1) : Le Schumacher College est un institut d'enseignement supérieur britannique. Situé dans le village de Dartington dans le Devon, il a été fondé en 1991 par Satish Kumar et Brian Goodwin. Il a pour sujets principaux d'études l’écologie holistique et les pratiques de vie durables

Photo © Marco Kesseler pour La Croix L’Hebdo

#Evènement #EditionSpecialeCOP26 

Et si vous en avez l'élan, voici un évènement proposé par les amis du Schumcher College, afin d' interagir avec des intervenants passionnants & des amis du Schumacher College, dont Satish Kumar, lors d'une série de veillées inspirantes entre le 4 et le 13 novembre 2021 #EditionSpecialeCOP26

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